Le GERDDES-Afrique (Groupe d’Etudes et de Recherches sur la Démocratie et le Développement Economique et Social) est une OING panafricaine non partisane créée en 1990 par des cadres et intellectuels africains d’horizons divers (avocats, juristes, économistes, professeurs d’université, fonctionnaires internationaux, ingénieurs etc.).

Son siège est à Cotonou (BENIN). Il se distingue des GERDDES Nationaux dont il fait la promotion dans les Etats africains. Il est présent dans 32 pays d’Afrique de l’Ouest, du Centre, de l’Est et du Sud. Son ambition est de couvrir tout le continent avant la fin du siècle. Il compte plus de 2.000 membres.

Il jouit au Bénin de certains privilèges dans le cadre de l’accord de siège signé avec le gouvernement béninois. Le GERDDES-Afrique a été en outre agréé par le Conseil Economique et Social des Nations Unis au titre des OING de la catégorie II en juin 1995.

Le GERDDES-AFRIQUE-CIRD est un Mouvement Démocratique Non Partisan (MDNP), c’est-à-dire qu’il n’est ni un parti politique, ni la négation des partis politiques. Il a été créé bien avant que Léo TINDEMANS, ancien Premier Ministre belge, déclare, lors de l’assemblée paritaire ACP/CEE qui s’était tenue à Luxembourg en septembre 1990, ce qui suit : « Afin de cultiver les valeurs dont l’Afrique a besoin pour son prestige, sa réputation, son épanouissement et son développement, les Africains les plus clairvoyants, les pionniers ne pourraient-ils pas lancer un mouvement populaire luttant pour plus d’honnêteté dans la société, plus de justice, non seulement contre la misère mais aussi contre les abus et les exactions ? Le monde entier admirerait le courage de ces Africains et j’en suis convaincu, les aiderait à faire triompher leurs idées. La jeunesse y trouverait un stimulant et une source de fierté justifiée ».

Le GERDDES-AFRIQUE-CIRD, en faisant la promotion de la démocratie au service du développement économique et social a une perception du développement qui se rapproche de la définition qu’en donne Bernier (1984) : « C’est un processus par lequel une société se donne les moyens de mobiliser ses forces productrices dans la transformation de son milieu en vue d’améliorer les conditions de vie et de bien-être de ses membres. Bref, un processus global incluant l’ensemble des aspects de la vie (milieux bio physiques, activités de production et d’échanges, comportement de consommation et culture) et impliquant la participation des collectivités locales tout autant à la prise de décision qu’à la réalisation des activités de développement » (nous insistons particulièrement sur cette phrase).

Ainsi envisagé, le développement réside moins dans un résultat atteint que dans un ensemble d’activités réalisées selon les attentes des collectivités concernées avec leur accord et leur participation. C’est aisé de constater qu’un tel développement n’est possible que sous un régime démocratique – la Démocratie se définissant comme un régime politique ou une organisation de la société dans lequel ou laquelle la souveraineté des décisions appartient à l’ensemble des citoyens. Le développement ainsi perçu se rapproche ou se confond avec le concept du développement durable que le Rapport BRUNDTLAND définit comme une dynamique de changement qui répond de façon équitable aux besoins fondamentaux des populations actuelles en s’appuyant sur leur participation active et sur le maintien et l’amélioration des écosystèmes planétaires dans le respect des générations futures. Ce n’est donc pas par hasard si parmi les principes éthiques et les exigences de la réalisation du développement durable, il y a la participation active des populations par un véritable système démocratique. Une démocratie sans laquelle il ne peut y avoir un développement véritable, viable, soutenable.

C’est ce qu’a compris le GERDDES-AFRIQUE et son Président Fondateur, Directeur Général du CIRD, Me Sadikou Ayo ALAO, dont le souci est de sortir notre continent du sous-développement par la promotion de la démocratie.

Signalons que notre OING est le premier Mouvement Démocratique Non Partisan panafricain. Le succès que rencontre cette OING – il suffit de jeter un regard sur son actif après seulement 4 ans d’existence – témoigne de la volonté des Africains de bâtir leur continent.

Si le GERDDES est l’organe politique du Groupe, avec son Assemblée Générale et son Bureau, le Conseil d’Administration et le CIRD (Centre International de Recherches sur la Démocratie et le Développement) en sont les organes de gestion, d’exécution et de mise en œuvre de ses programmes. A ce titre, ils occupent en permanence une vingtaine d’agents ayant à leur tête un Président Fondateur et Un secrétaire Exécutif.