Declaration du GERDDES AFRIQUE

Posté le 15 Août, 2000 dans la Catégorie 2000 | 0 comments

GA/PT/684/2000/35 Le GERDDES Afrique voudrait ici exprimer l’étonnement de l’élite africaine face au traitement inacceptable réservé à l’aéroport de ROISSY en France par la police française de l’air à des ressortissants centrafricains dont les passeports ont été régulièrement authentifiés par les autorités centrafricaines qui ont souverainement délivré lesdits documents. De tels comportements s’ils n’étaient pas contrôlés par les pouvoir publics français seraient à même d’entraîner que des dérapages qui ne pourront pas exclure des réactions de réciprocité par les pays africains. Fait à Cotonou, le 15 août 2000  Pour le Président et p.o. Dr Martial IKOUNGA Le Secrétaire...

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Lettre ouverte du GERDDES AFRIQUE au président ROBERT GUEI de COTE D’IVOIRE au sujet des tentatives d’exclusion de M. ALASSANE DRAMANE OUATTARA du débat électoral en COTE D’IVOIRE

Posté le 19 Mai, 2000 dans la Catégorie 2000 | 0 comments

Le GERDDES Afrique voudrait porter à la connaissance de son Excellence que l’acharnement politique contre M. Alassane Dramane OUATTARA n’est pas un bon signe pour le renouveau démocratique en Côte d’Ivoire. Le recours à un projet constitutionnel pour exclure un candidat potentiel n’est ni juste, ni conforme à tout principe élémentaire de droit et est, en tout cas peu Convaincant. En effet, ceux qui connaissent un tant soit peu la Côte d’Ivoire se souviennent de ce qu’étaient la Basse et la Haute Côte d’Ivoire et des raisons d’Etat qui sont à l’origine des missions internationales reprochées aujourd’hui à cet illustre Ivoirien. Mieux, lorsque la double nationalité n’est pas interdite par les textes d’un pays, les citoyens n’ont-ils pas le droit de s’en prévaloir. Comment, au surplus justifier à l’opinion africaine et internationale qu’une disposition constitutionnelle ( à caractère général par essence) n’ait de toute évidence et en dépit des apparences qu’une finalité individuelle et à court terme : exclure de la compétition électorale le plus illustre des candidats potentiels. Comment peut-on soutenir juridiquement par ailleurs que la jouissance d’un droit légalement protégé puisse devenir pénalisante à la faveur d’une disposition inique d’un projet de Constitution ? Quelle erreur historique après tant d’autres pour un renouveau qui se veut démocratique 1. Cette exclusion que rien ne peut justifier, n’honore ni la Côte d’Ivoire ni l’Afrique. Nous voulons espérer que vous contribuerez à la faire retirer pour le plus grand bien de tous et d’abord de la Côte d’Ivoire. Différentes considérations. Cotonou. le 19 Mai 2000 Me Sadikou Ayo ALAO Président – Fondateur...

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Communique de presse du GERDDES AFRIQUE sur les tensions raciales au ZIMBABWE

Posté le 19 Avr, 2000 dans la Catégorie 2000 | 0 comments

GA/ PT/ / /33  – Le GERDDES Afrique voudrait attirer l’attention des Dirigeants africains et de la société civile africaine sur la nécessité d’inciter ou d’encourager le Président Robert MUGABE du Zimbabwe à aider à l’apaisement de la tension raciale dans son pays.  – Puisqu’il est évident que la question de la redistribution des terres peut se résoudre par le dialogue et la diplomatie dans le cadre des accords ayant conduit à l’indépendance du pays, il ne reste au Gouvernement Zimbabwéen qu’à créer le cadre de transparence permettant une réelle attribution des terres à ceux qui peuvent en faire un réel facteur de production.  L’urgence en Afrique est au Développement dans la stabilité et non à des guerres raciales.  Délivré à Cotonou le 19 avril 2000  Me Sadikou Ayo ALAO Président...

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Lettre ouverte du GERDDES AFRIQUE au président LANSANA CONTE

Posté le 1 Avr, 2000 dans la Catégorie 2000 | 0 comments

GA/PT/ /2000/37  Excellence Monsieur le Président,  Ayant appris avec émoi la décision du tribunal condamnant Alpha CONDE à cinq ans de réclusion, nous avons l’honneur de venir par la présente au nom de l’Elite africaine Vous exprimer la vive préoccupation de GERDDES Afrique devant cet acte d’une époque longtemps révolue.  Depuis bientôt deux ans, nous suivions au jour le jour l’évolution de cette affaire depuis l’arrestation et l’incarcération de Alpha CONDE au mépris des droits de l’homme et de l’immunité parlementaire dont il bénéficiait.  La parodie de procès de ces cinq derniers mois, au cours duquel les droits de la défense ont souvent été bafoués, a éclairé le Peuple guinéen ainsi que l’opinion internationale sur le fait que le dossier d’accusation était plutôt monté de toutes pièces et n’avait pour objectif réel que l’élimination d’un adversaire politique. A l’époque de la mondialisation et alors que l’heure est à la démocratie, à la liberté d’expression et au respect des droits de l’Homme, de telles pratiques qui rappellent les heures les plus sombres de l’histoire récente de la Guinée n’honorent ni l’Afrique, ni la Guinée et encore moins leurs auteurs.  Au nom de l’Elite africaine, GERDDES Afrique Vous demande de bien vouloir constater qu’il est extrêmement urgent pour la Guinée et pour l’Afrique que Vous fassiez immédiatement usage du droit de grâce que Vous confère la Constitution pour permettre ainsi à l’intéressé de recouvrer sa liberté en même temps que ses droits civils et politiques.  GERDDES Afrique voudrait également souligner à Votre très haute attention qu’il ne peut être fait aucun amalgame entre ce procès et la situation à la frontière guinéenne même si les deux événements peuvent avoir la même origine : l’absence d’Etat de droit et de démocratie.  Nous sommes par avance convaincus, Excellence Monsieur le Président de la République, que Vous saurez saisir cet appel pour redorer l’image de la Guinée que le procès de Alpha CONDE a quelque peu ternie.  Le PrésidentMe Luiz...

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Lettre du GERDDES AFRIQUE

Posté le 23 Mar, 2000 dans la Catégorie 2000 | 0 comments

GA/ PT/ 0441/ 99 /32 I. De la frustration à l’ ivoirité » ou comment comprendre certains ivoiriens sans les approuver. – Comment ne pas comprendre les ivoiriens de l’ « ivoirité » même s’il nous est impossible de les approuver en raison du caractère dépassé de leur démarche? En effet leur démarche même dépassée ressemble quelque peu à la notre qui nous coûte d’ailleurs très cher (ce que nous assumons fermement) et qui consiste à exiger que les africains fassent en sorte que leurs démarches démocratiques et économiques s’inspirent de leurs réalités économiques et socio-culturelles, en dépit de la Globalisation, afin qu’elles bénéficient d’une participation massive de nos populations qui se reconnaîtront à travers elles. – La démarche de l’ « ivoireté » n’est que la conséquence de plusieurs décennies d’une politique intensive d’immigration, d’intégration et de favoritisme à l’égard de certains étrangers, qui en Côte d’Ivoire sont devenus des véritables références. – Le « miracle ivoirien » doit beaucoup à cette politique, tant et si bien que les lobbies anti-étrangers qui transcendent les partis politiques des années « Houphouets », bien que actifs, ont dû garder un profil bas. – La crise économique perceptible dès la fin des années 70 a mis du grain à moudre dans les moulins des adeptes de l’ivoirité. La réalité de cette crise veut que les « sans noms » qui se « croient » des ivoiriens authentiques ont du mal à trouver du travail alors que les salaires lorsqu’il y a du travail, sont des salaires de misère. Il est aussi vrai que certains ivoiriens dit d’adoption privilégiés de la période Houphouetiste continuent de donner l’impression d’un opulence ostensible. – Les exploitations de cette situation par les successeurs de l’illustre Président disparu, n’ont été qu’une récupération politique uniquement pour se maintenir au pouvoir en poursuivant la même politique de frustration au lieu de relancer l’économie et de remettre le Côte d’Ivoire au travail. Les slogans utopiques du genre de l’ivoirité ne peuvent que desservir la Côte d’Ivoire dans une Afrique de l’Ouest qui recherche son intégration ; la Côte d’Ivoire étant de surcroît le principal vendeur d’un marché dont elle ne peut se passer. La, Côte d’Ivoire comme certains de nos pays est un pays carrefour et l’immigration ainsi que l’intégration font partie de son histoire. Elle se doit de les assumer intelligemment pour ne pas créer des citoyens de secondes zones et pour ne pas exacerber le régionalisme qui mine tous nos pays. Si l’ivoirité se justifie humainement, elle paraît aujourd’hui dépassée et inapplicable dans la plupart de nos pays décolonisés dont les populations ont tout à perdre dans de telles références. II. Peut-il y avoir une immunité des délits...

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Lettre du GERDDES (Bulletin de liaison n° 33)

Posté le 8 Mar, 2000 dans la Catégorie 2000 | 0 comments

GA/PT/ /2000/36  Si les affrontements armés à l’intérieur des Etats et les conflits armés entre les Etats ont continué au cours de ce premier trimestre de l’an 2000, partout le recours à la médiation africaine et au dialogue entre les partis pour la résolution des conflits semble avoir été de mise. Les brillantes élections présidentielles sénégalaises ont été l’évènement qui, de loin, a décroché la palme d’or en apportant du baume aux cœurs des Africains. Appuyé par une administration qui a su se montrer sereine et non partisane, l’Observatoire National des Elections ONEL est venu nous offrir un ²élément essentiel à la compréhension du mécanisme électoral africain. En effet après les alternances issues des élections elle-mêmes filles de Conférences nationales, le Sénégal a une fois de plus contribué à donner la preuve que l’Afrique démocratique existait et était capable d’alternance lorsque les institutions républicaines avaient la latitude de fonctionner librement et sans que les acteurs ne soient conduits aux élections au pas de charge et dans le cadre de l’exécution d’un programme d’exception. Tout cela est le résultat d’autant d’opérations en amont de l’acte de votation qui exigent une plus grande formation de tous les acteurs et font appel de notre part à des efforts accrus de recherche et d’éducation civique en matière de Gouvernance et Démocratie.  La célébration de notre 10ème anniversaire prévue pour le mois de mai, n’aura lieu qu’en novembre 2000. Elle fera suite au séminaire bilan sur le processus démocratique et l’observation des élections pluralistes en Afrique organisé sous l’égide de la 4ème Conférence Internationale des Démocraties Nouvelles et Rétablies (CIDNR).  Il m’a paru utile de relancer l’invitation à la réflexion du Président-Fondateur contenue dans sa lettre aux Présidents de GERDDES nationaux et d’Associations du Réseau GERDDES Afrique.  Il disait :  « … eu égard à la polémique qui ne cesse d’être entretenue autour de l’observation des élections en Afrique, compte tenu de l’efficacité dubitative de cette démarche, et compte tenu aussi de la qualité de nos élections dont les causes sont en général aussi profondes que l’inadéquation de nos choix institutionnels avec nos réalités socioculturelles, et économiques, je voudrais vous demander encore une fois de réfléchir avec vos membres en Assemblée Générale sur le maintien de cette activité au titre de nos démarches en Afrique. Peut-être pourriez-vous, comme nous l’envisageons au siège et dans certaines de nos capitales comme Dakar, Abidjan, Douala, Libreville etc. organiser des conférences publiques avec débats impliquant la société civile, les élites politiques et la presse pour discuter des enjeux de cette démarche face à la globalisation des activités sensibles.  Peut-on imaginer, par exemple aujourd’hui que nous nous consacrions essentiellement à la formation, à la recherche et à l’éducation civique en...

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