Appel du GERDDES – Afrique à la mise en place d’une Commission de Renforcement Institutionnel

Posté le 28 Jan, 2016 dans la Catégorie 2016 | 0 comments

I- Contexte et justification Après 25 ans d’expérience démocratique, l’unanimité est presque faite sur le fait que les institutions que le peuple béninois s’est données à travers sa constitution de 1990 ont montré leurs limites. Des critiques fusent de toutes parts pour fustiger par exemple les lacunes du système partisan béninois (avec tout son corolaire que sont la transhumance politique, le marchandage et chantage politique, la corruption…),la très forte pression qu’exercerait l’exécutif sur les autres institutions du faitde l’étendue de ses pouvoirs, la faiblesse du contrôle de l’action gouvernementale et de la défense des réelles aspirations des populations par le pouvoir législatif  pour ne citer que celles-là. Une situation qui montre que le peuple s’est doté d’institutions qui ne lui ressemblent pas et dont il n’a pas les moyens d’en assurer le fonctionnement, et soit obligé de tendre constamment la main pour sa survie. Nombreuses sont les réflexions assorties de propositions faites par des intellectuels soit individuellement ou à travers des groupes sur ces préoccupations visant la mise en œuvre  de réformes. Pour le GERDDES-Afrique, il y a des revendications importantes. Au nombre de celles-ci nous estimons qu’il faudra que : le nombre de partis politiques soit revu à l’Assemblée nationale il y ait aux côtés des élus au suffrage direct, des représentants de l’association des Maires, des Syndicalistes, des chefs traditionnels… le poste d’un premier ministre responsable devant le parlement soit institutionnalisé les dépenses pour l’organisation des élections et le fonctionnement des institutions soient limitées aux ressources que le Bénin peut générer tout seul. C’est dans ce cadre qu’il faut inscrire la publication par le Président du GERDDES-Afrique Me Sadikou A. ALAO d’un ouvrage intitulé « De la nécessaire relecture de nos constitutions en Afrique francophone ». Dans cet ouvrage il montrait les insuffisances de la constitution béninoise (et par là celles des pays d’Afrique francophone calquées sur la constitution française de 1958), une constitution dépourvue d’âme et responsable de la mal gouvernance et de la corruption politique. A l’analyse, ce dont souffre le Bénin, moins que la qualité de ses dirigeants, c’est le cadre dans lequel ils dirigent ; c’est tout l’environnement institutionnel dans lequel ils opèrent. Ce dont le Bénin a besoin, c’est désormais des institutions fortes et non des hommes forts. Cela passe forcément par une réforme en profondeur des institutions. Le problème qui se pose souvent est, comment et quand le faire sans être taxé de vouloir être au service de telle ou telle chapelle politique ou financière car sociologiquement ,quiconque lance une initiative a forcément un intérêt particulier à en tirer. Fort de ce qui précède et surtout de ce que le début des mandats sont les moments les plus indiqués pour engager les grandes réformes, nous pensons...

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Attaques terroristes au Burkina Faso : déclaration du GERDDES-Burkina

Posté le 16 Jan, 2016 dans la Catégorie 2016 | 0 comments

Une fois de plus en l’espace de quelques mois après les barbaries que lui avaient imposées certains membres de l’ex-Régiment de Sécurité Présidentielle lors du coup d’Etat manqué de septembre 2015, notre peuple est meurtri, touché de plein fouet par des attaques terroristes dans le nord du pays et en pleine capitale (Ouagadougou). En effet, en fin août 2015 déjà, une brigade de gendarmerie avait été visée dans la localité d’Oursi, à la frontière entre le Burkina, le Mali et le Niger blessant un gendarme et sa fille. Le 10 octobre 2015, c’était au tour de la brigade de gendarmerie de Samorogouan de subir la furie  d’individus qualifiés de  djihadistes avec pour conséquence le décès de trois sous-officiers de gendarmerie. Le type d’actes barbares et ignobles survenus en série le 15 janvier 2016, est assurément inhabituel dans notre pays et a surpris plus d’une personne. Ce qui s’est passé en 2015 respectivement à Paris et à Bamako (pour ne citer que ces cas) pouvait laisser envisager une pareille situation au Burkina comme partout ailleurs dans le monde. Le GERDDES-Burkina, organisation de la Société civile qui défend les droits humains et la démocratie et œuvre inlassablement pour le développement économique et social, condamne avec la dernière énergie ces actes inhumains et complètement anachroniques que rien, absolument rien ne saurait justifier. Il s’incline sur la mémoire des innocentes victimes, présente ses condoléances les plus attristées à leurs familles et proches et souhaite un prompt rétablissement aux nombreux blessés. Le GERDDES-Burkina associe sa voix à celles qui l’ont précéder pour saluer le courage, le patriotisme et le professionnalisme des Forces de Défense et de Sécurité du Burkina qui, avec l’appui des Forces spéciales françaises et américaines, ont permis de venir à bout de cette barbarie et de limiter les dégâts. Il exprime sa profonde gratitude à ces Forces spéciales, à leurs dirigeants et à leurs peuples respectifs pour cet élan de solidarité agissante et salvatrice. Le GERDDES-Burkina soutient fermement la lutte héroïque du peuple burkinabè et invite ses militants et sympathisants partout dans les structures provinciales et communales à s’y impliquer. Toutefois les initiatives de lutte devraient s’organiser dans la discipline, de concert avec les autres associations de la Société civile et toutes les forces vives de la nation et cela sous l’égide des autorités du pays. Car il s’agit bien d’une guerre imposée au  monde libre et démocratique par d’occultes forces du mal qui ne servent la cause d’aucune religion. Ouagadougou, le 16 janvier 2016 Le Bureau Exécutif...

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